3 conseils de Virgile avant de postuler pour un job étudiant

Job étudiant

3 conseils de Virgile
avant de postuler pour un job étudiant

Avoir un job étudiant n’est pas toujours évident, il faut faire attention au CV, à la lettre de motivation, à notre posture pendant l’entretien d’embauche… Bref, tu l’as compris, il y a beaucoup de facteurs pour enfin avoir un job. « Mais, comment y arrive-t-on, Virgile ? » me diras-tu. Hé bien, il n’y a pas de solution magique pour trouver un job rapidement, mais il y a des conseils pour que tu sois peut-être choisi par un employeur. 

Fais attention à ton CV

Alors le CV (ou Curriculum Vitae si tu préfères) sert à lister les informations essentielles pour l’entreprise. Il faut être clair et complet, mais en même temps concis.

Pour que le CV soit bon, il faut se demander : « Quelle est l’information importante que l’on veut transmettre à l’employeur ? » Les informations importantes sont : les coordonnées (nom, prénom, numéro de téléphone, date de naissance, mail) ; un titre (par exemple mettre « Job étudiant en… ») ; le nom de la fonction que l’on veut faire ; les informations complémentaires (nationalité, si l’on a le permis, photo…).

Les autres catégories qui sont importantes à mettre sont les études/formations ; les expériences professionnelles ; les connaissances linguistiques ; les connaissances en informatique ; les compétences particulières (tout ce que tu as appris par toi-même, qui n’est pas en lien avec l’école ou une expérience professionnelle, par exemple si tu as appris l’anglais en autodidacte) ainsi que… les loisirs ! C’est tout aussi important de dire que tu as déjà fait du tennis de table en équipe ou bien si tu fais partie d’un mouvement de jeunesse ! 

Tu peux aussi faire plusieurs CV, un pour les camps de vacances, un spécialement pour les bars,… ça t’apportera beaucoup plus de chances d’avoir un job.

Le savais-tu ? L’employeur ne met que 5 secondes à lire le CV, du coup il doit réussir à le capter, donc pense à la mise en page et à le rendre attractif !

La lettre de motivation compte aussi !

La lettre de motivation sert à partager ta motivation pour travailler à un endroit. C’est l’occasion de montrer à l’employeur que tu es LA personne qu’il lui faut, et pour réussir à faire ça, il y a plusieurs conseils.

Déjà, bien te renseigner sur la structure où tu veux travailler, dis quand même des informations importantes sur le lieu dans la lettre, ce qui t’intéresse dans ce job, etc. Ça permet de montrer que tu es vraiment intéressé par la structure (ne fais pas comme moi par exemple, je me suis trompé entre l’AJI et Infor Jeunes Ath, heureusement qu’elles sont gentilles 😊).

Ensuite, la lettre doit contenir 4 petits chapitres : l’intro (pourquoi tu envoies cette lettre ?) ; l’argumentation et ta motivation (pourquoi tu es LE candidat pour ce poste, un peu comme « Belgium got’s talent ») ; la proposition d’une rencontre pour un entretien ; et enfin la formule politesse. Il faut faire attention à toujours dater ta lettre ! Si tu t’adresses à une personne au début, tu la remercies à la fin.

Il faut toujours se poser des questions comme « Qu’est-ce qui fait que je veux travailler comme étudiant ? Qu’est-ce qui me motive et pourquoi aller à cet endroit ? »

Comme pour le CV, il faut l’adapter en fonction du job, car les capacités requises ne sont pas les mêmes pour quelqu’un qui fait des animations et pour quelqu’un qui sert au bar. Il ne faut JAMAIS, AU GRAND JAMAIS mentir, ça se saura un jour où l’autre et c’est pas ouf ouf de se faire virer pour avoir menti… Fais relire ta lettre, corrige les fautes d’orthographe, évite de dire des informations négatives sur toi, et hop, tu as une bonne lettre de motivation :-).

Le sprint final, l’entretien d’embauche !

Quand tu as envoyé ton CV et ta lettre de motivation, et que tu as enfin une proposition pour un entretien d’embauche, c’est le feu, on est d’accord, SAUF QUE, il faut être bien préparé aussi.

Ne tombe pas dans le piège des défauts, tu pourrais avoir des défauts qui ne conviennent pas à l’employeur, essaye de trouver des défauts de moindre envergure (dire que tu es perfectionniste par exemple et ne pas dire que tu es colérique et qu’à la moindre occasion tu pourrais claquer une personne si elle fait mal son travail). Donc réfléchis à des défauts perfectibles avant l’entretien (exemple : tu es bordélique mais tu fais un effort pour garder ton bureau rangé). 

Entraîne-toi à l’avance, fais un faux entretien d’embauche avec tes parents ou des amis, pour voir tes signes de stress et essayer de les limiter pour le vrai entretien. Il faut aussi être attentif à la manière dont tu te tiens, car certaines postures montrent un désengagement pour le travail.

Vérifie bien si l’entretien se fait en réel ou en visioconférence, comme ça tu pourras te préparer pour l’un ou l’autre. En sachant qu’en visioconférence il faut absolument avoir un fond très pur, sans trop d’affaires derrière, car ça déstabiliserait l’employeur et il ne regardera que ça. Et si l’entretien se fait en face à face, sois attentif à tes vêtements, à ne pas sentir la cigarette, ne pas avoir un chewing-gum en bouche, etc. 

Si tu veux plus d’infos sur ces 3 conseils, tu peux télécharger le Carnet CV et Lettre de motivation, tu y trouveras tout ce qu’il faut savoir sur le CV et la lettre. Et pour te préparer à l’entretien d’embauche, tu peux toujours contacter l’équipe, ou participer à une de nos animations !

 

Interview – Ce que m’a couté mon voyage

Interview

« Ce que m’a couté une année à l’étranger »

Tu as envie de vivre une expérience à l’étranger, mais l’aspect financier te fait peur ? Nous avons rencontré Lucie, 22 ans, qui nous explique combien son année lui a coûté, et comment elle l’a financée..

Présente-toi en quelques mots

Je m’appelle Lucie, j’ai 22 ans. Je suis institutrice. J’habite à Ath. 

 

Quel type de projet as-tu vécu ?

Je suis partie une année scolaire dans le Canada anglophone, plus précisément à Middelton, en Nouvelle-Écosse, où j’ai réalisé une seconde rhéto. Je suis partie avec l’organisme WEP. 

 

Combien t’a coûté ton année à l’étranger ?

Je pense que le coût total est de 16 000 euros tout compris. J’ai choisi un programme « flex » où je pouvais choisir ma région. WEP est un organisme qui coûte cher.

 

Comment as-tu financé ton voyage ?

J’ai bénéficié de l’aide du plan Marshall. J’ai dû rendre un dossier pour une certaine date avant le départ. Pour être bien large, je pense que c’était 1 an.

La bourse n’a couvert qu’une partie du budget. Le minimum était de 3000 euros, en fonction de la situation familiale. 

Ayant eu une aide, je n’ai pas réalisé de job étudiant pour financer mon voyage. Pour le reste du budget, ce sont mes parents qui ont couvert les frais. J’ai eu de la chance pour ça !

 

Quelles étaient les conditions pour bénéficier de la bourse ?

Il faut passer des tests en néerlandais et en anglais avant et après le séjour. C’est extrêmement stressant, il y a de la grammaire, du vocabulaire, du savoir-lire, et on a un temps pour chaque question. Puis, on a un entretien oral en néerlandais.

Pour vous dire, j’ai dû recommencer le test 3 fois ! C’est très déstabilisant, c’était dans les locaux du Forem.

Pour le test en anglais, il fallait faire la même chose avant le départ, puis en revenant. Il fallait avoir 2 niveaux au-dessus. Je trouve que c’était particulièrement difficile…

 

Quels conseils donnerais-tu à d’autres jeunes qui se sentent freinés par le coût d’un tel projet ?

Je pense que si on a vraiment envie de faire ce projet, il faut mettre tout en œuvre pour y arriver. Ça a été la meilleure expérience de toute ma vie. Ce voyage m’a fait grandir, j’en garde de fabuleux souvenirs.

Vivre un stage en entreprise… à l’étranger !

Vivre un stage en entreprise…

à l’étranger !

Eh oui, il est tout à fait possible de vivre une première expérience professionnelle dans une entreprise à l’étranger. On fait le point pour toi de tout ce qu’il y a à savoir sur ce type de projet.

Réaliser un stage professionnel à l’étranger est un excellent moyen de combiner de nouveaux acquis professionnels, un ajout d’expérience sur ton CV, et l’apprentissage d’une langue. De quelques semaines à quelques mois, cette expérience se déroule en dehors d’un cursus académique et peut faire la différence face à un futur employeur !

Comment ça marche ?

Pour ce type de projet, tu dois chercher toi-même un stage dans une entreprise ou une association. Tu peux contacter un organisme pour t’aider dans tes recherches, ou profiter d’un dispositif subventionné pour la mobilité des travailleurs.

Partir avec un organisme subventionné

Certains dispositifs subventionnés peuvent également te donner un coup de pouce financier: 

  • Le FOREM propose une bourse pour les demandeurs d’emploi qui possèdent au minimum un niveau B1 et qui souhaitent une immersion linguistique de 12 semaines en entreprise : en communauté germanophone, en Flandre, en Irlande, à Malte, ou dans un pays émergent BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). 
  •  Le BIJ propose différentes bourses : 
    • Eurodyssée : bourses pour les diplômés de 18 à 35 ans pour effectuer un stage professionnel de 3 à 7 mois en Europe dans certaines régions de ces pays : Chypre, Croatie, Espagne, France, Géorgie, Italie, Portugal, République Bosnie-Herzégovine, Roumanie, Serbie, et Suisse. 
    • Tremplin Job et Tremplin Job Québec : programmes qui permettent d’obtenir une bourse forfaitaire pour effectuer un stage de 12 semaines en entreprise ou dans une association. 
  • Le Volontariat International en Entreprise (VIE) permet aux jeunes de 18 à 28 ans d’effectuer une mission bénévole indemnisée en entreprise. Géré par Business France et valable pour tous les ressortissants européens, le VIE permet d’effectuer un stage de 6 à 24 mois indemnisé, de profiter de congés payés et d’une protection sociale. Pour trouver un stage, visite mon-vie-via.businessfrance.fr/ ou trouve toi-même ton entreprise.

Partir avec un autre organisme

    • Belaf te propose de vivre un stage en entreprise de 4 semaines ou plus, en Angleterre
    • Languages and Travel te propose un projet avec ou sans cours de langues 
    • Langues Vivantes te propose un projet avec 2 semaines de cours de langues 
    • WEP te propose un projet avec des cours de langues

5 raisons de s’inscrire au Forem si on a plus de 24 ans

5 raisons de s’inscrire au Forem, même si tu as plus de 24 ans

Ça y est, tu termines ou arrêtes tes études, il est temps pour toi d’entrer sur le marché du travail. La première case à cocher, c’est l’inscription au Forem ou à la Maison de l’Emploi la plus proche de chez toi. Tu commences alors ton stage d’insertion professionnelle, qui dure minimum un an. A la fin de ton stage, tu peux parfois avoir le droit aux allocations d’insertion… sauf si tu as au-delà de 25 ans. Alors, quel est l’intérêt de t’y inscrire si tu as déjà plus de 24 ans ? On t’explique tout ça !

1. Tu es suivi dans ta recherche d’emploi par le Forem

Même si tu n’as pas droit aux allocations d’insertion en fin de stage, tu seras suivi durant tout ton parcours. Un conseiller ou une conseillère du Forem sera là pour relire ton CV et ta lettre de motivation, te faire suivre des offres d’emploi, te rencontrer pour faire le point, pour te donner des conseils, etc.

2. L’inscription au Forem te donne accès à des formations

Le Forem propose énormément de formations différentes, qui peuvent toutes être un plus quand on cherche un emploi ! 

3. Tu pourras continuer à percevoir tes allocations familiales

Si tu es en stage d’insertion et que tu as moins de 25 ans, tu peux continuer à percevoir tes allocations familiales. Ça veut aussi dire que les allocations de tes éventuels frères et sœurs ne bougeront pas. C’est toujours ça de pris ! 

4. Tu as accès aux aides à l’emploi

En étant inscrit comme demandeur d’emploi, tu peux obtenir ton passeport APE, ou entrer dans certaines catégories d’aides à l’emploi comme Impulsion -25, Impulsion 12 mois+, Tremplin 24 mois+, etc. 

5. Tu peux bénéficier de certains avantages financiers

Le Forem peut par exemple te rembourser tes frais de transport en commun pour te rendre à un entretien d’embauche. Tu peux aussi avoir des tarifs préférentiels si tu souhaites suivre des cours en promotion sociale. 

 

5 conséquences du travail au noir

5 conséquences du travail au noir

Tu cherches un job étudiant et on te propose de travailler au noir ? Même si le salaire peut te sembler plus intéressant, ce ne sera pas sans conséquences ! On t’explique tout ça.

1. Tu n’es pas couvert en cas d’accident de travail

Tu tombes d’une échelle, un transpalette te roule sur le pied, tu te coupes fortement sur du verre, tu as un accident de voiture sur la route du travail,… Pas de contrat, pas d’assurance ! Tes frais médicaux et ton absence au travail ne seront pas couverts.

​2. Tu risques une amende en cas de contrôle

Si le Contrôle des Lois Sociales effectue un contrôle et que ton employeur n’a pas déclaré ta prestation, tu risques de recevoir une amende.

​3. Tu pourrais ne jamais toucher son salaire

Le contrat fixe notamment le salaire que tu dois recevoir. En ne signant aucun contrat, le patron pourrait donc tout à fait te dire au bout de quelques jours que tu ne conviens pas, et ne pas te payer pour le travail accompli. L’employeur peut aussi décider de te payer en dessous des barèmes minimaux.

​4. Tu ne peux pas reprendre cette expérience sur ton CV

Sur un curriculum vitae, l’expérience professionnelle est primordiale. Si tu as travaillé au noir, il est compliqué de mentionner la période de travail. Rien ne prouve en effet que tu as bien travaillé pour l’employeur.

5. Tu ne participes pas au système de solidarité belge

Cette conséquence te semble peut-être plus lointaine. Quand tu travailles de manière déclarée, on te retire une taxe de ton salaire brut : les cotisations sociales. Pour un étudiant, ces cotisations sont réduites (x% pour un travailleur ordinaire contre x% pour un travailleur étudiant). Ces cotisations servent à alimenter le système de solidarité en Belgique : mutuelle, chômage, pension, congés payés, congés parentaux, etc.